Synapse | 2016-2019

SYNAPSE 

Atelier de création en danse contemporaine | Activités culturelles de l’Université de Montréal | Chaque année, 12 interprètes ont osé l’expression de soi pendant 30 rencontres de 3h, jusqu’à un partage scénique. 

 

« ….. » – 2018-2019

Pourquoi vit-on, au juste ? Quelles soifs, quelles quêtes nous habitent ? À partir d’un abécédaire des mots les plus importants pour nous, un fil de vie s’est créé, tendu, tissé. Les gestes se sont mutés en évocations, entre abstraction et narration… dans le but de ressentir et de transmettre la merveille de l’existence humaine. Entre naissance et mort, entre terre et ciel, entre visible et invisible : la vie n’est-elle pas qu’une suite de transformations ? Selon certains, la vie serait structurée en cinq étapes : terre (vie du corps), eau (vie émotionnelle), feu (vie du cœur et de l’amour), air (vie spirituelle)… et une cinquième sans nom, de lumière ou d’ether… la vie au-delà de toute conceptualisation.

Guide d’ateliers : Sarah Dell’Ava | Danseurs-ses / créateurs-trices :  Bérengère Baldini, Clémence Modoux, Solène Kojtych, Samantha Vergara, Régine Wagnac, Émilie Dubé-Royer, Crystel Bujold, Maya Zebeir, Isabelle Daneau, Fama Sakho, Sandrynn Sinju-Caron, Emma Belli | Répétiteur : Matéo Chauchat | Où et quand : les 12 et 13  avril (20h), et le 14 avril (15h) 2019, au Centre d’Essai de l’Université de Montréal (Pavillon J.-A.-DeSève, 2332, boul. Édouard-Montpetit, 6e étage)

 

SOI(S) – 2017-2018

Ce projet s’inspire d’une représentation  de l’Être dans la tradition soufie. Conçu comme un oignon, l’Être serait fait en couches concentriques : le corps, l’âme, le cœur, l’esprit… et l’essence, tout au centre. À travers ces cinq seuils, l’Être se met en route vers lui-même, entre la matière brute et la matière subtile, le visible et l’invisible, la dualité et l’unité. La pièce se décline donc en cinq tableaux, respectivement pour le CORPS, l’ÂME, le CŒUR, l’ESPRIT et l’ESSENCE. Cinq univers, cinq musiques, cinq fréquences vibratoires qui parlent du soi, du Soi, et invitent à l’action d’être :  » sois! « . Cette danse est une expérience partagée par treize individus, à vivre comme un voyage initiatique… Embarquement immédiat !

Guide d’ateliers : Sarah Dell’Ava | Danseurs-ses / créateurs-trices : Clémence Modoux, Solène Kojtych, Sarah Keil, Samantha Vergara, Ornella Calisti, Diane Ruiz, Romane Isabella, Anne-Claire Rozier, Matteo Esteves, Margaux Rouganou, Gabrielle Bouchard, Estelle Esteban Bourbon, Régine Wagnac, Émilie Dubé-Royer | Répétiteur : Matéo Chauchat | Où et quand : les 13 et 14  avril (20h), et le 15 avril (14h), au Centre d’Essai de l’Université de Montréal (Pavillon J.-A.-DeSève, 2332, boul. Édouard-Montpetit, 6e étage)

Ça commence par un cri, un rire, des pleurs, on ne sait pas très bien. On écoute, on trébuche, jour après jour encore et encore. Parfois on est bousculé, on tremble, on se relève, on tombe, on se relève, encore et encore. Et puis vient un moment où la chute s’inscrit dans la mémoire du corps et quelque chose se brise. Une barrière. On est touchés, on est ému, on donne, on revit, on pleure, on est animal ou démon, totem ou légèreté. Objet de désir et de fantasme, de colère et de protection. On a l’âme toute remuée et on croit toujours que ça n’arrive qu’à nous, puisque chacun est unique. Pourtant nous ne sommes pas seuls quand nous tombons, quand nous marchons, au rythme du même coeur qui bat, comme pour nous rappeler qu’après tout, tout cela n’était rien. Comme si on prenait quelques instants pour s’asseoir et lire notre propre histoire, en riant doucement comme un enfant. Il rit car il voit au-delà, au-dedans de ce coeur qui bat, qui bondit, qui fascine, qui donne vie à toute chose. Alors on ne sait plus très bien si on pleure ou si l’on rit, tout est mêlé. Il n’y a plus que des consciences qui se parlent sans mots, qui vibrent ensemble comme les cordes d’un banjo. Et puis, plus loin encore, quand l’énergie et les corps et les esprits ne forment plus qu’un, il y a encore quelque chose. Juste là, un peu plus loin. Est-ce que c’est tout ce qu’il reste de nous ? Ou est-ce que c’est exactement nous, au plus profond de nous-même, à l’intérieur, partout. [Solène Kojtych, pour Synapse]

 

 

ÇA PEUT ETRE RIEN, ÇA PEUT ETRE TOUT – 2016-2017

Les interprètes se sont interrogés sur leur vision, sensation et idée de la liberté. Ils risquent une danse libre peuplée de chants et de sons, dans un espace suspendu entre ombre et lumière. Ils livrent un spectacle entre rite, jeu et joie.

 « Je ne sais pas, ça peut être tout, ça peut être rien. Il peut y avoir une personne. Il peut y avoir 2575 personnes. On s’en fout. La liberté commence avec une personne et puis on a beau ajouter du fla-fla, des gens, des couleurs et des djembés représentant la « liberté », elle n’est pas d’une liberté plus prononcée et fracassante que cette personne seule qui pour un geste, le plus simple – peut être un mouvement de son doigt – exprime cette liberté. CLAC. Voilà. Liberté. » – Emilie Dubé-Royer, pour Synapse.

Chorégraphie : Sarah Dell’Ava en collaboration avec les interprètes | Interprètes : Sarah-Claude Bourdeau, Ornella Calisti, Émilie Dubé-Royer, Solène Kojtych, Catherine Rousselle, Samantha Vergara, Sarah Keil, Beckie Cormier, Clémence Modoux, Matteo Esteves, Éloïse Sens, Estelle Estebàn Bourbon | Costumes : création collective | Chants inspirés de : Chant de Guérison, ‘n’om tzisi’ (Namibie), Chant de mariage, Makruli (Géorgie), Lamentation Funèbre – Aamamata (Ile Salomon), Danse En Rond, Dans Tro (France) – tirés de l’Anthologie de l’expression vocale. | Musique : Mélodie D’Harmoniques, Insecte (Papouasie Nouvelle-Guinée) | Répétitrice : Marilyne St-Sauveur