Carnets de peaux | 2008

« Entre « moi » et l’ « espace », il n’y a que ma peau. C’est un réceptacle, un porte-empreinte du monde alentour qui me sculpte. C’est, en même temps, un champ de fouille de mon destin – celui du temps qui me sculpte. C’est enfin, une écriture de ma chair, un ensemble de traces qu’émet, depuis l’intérieur de mon crâne, une pensée inconsciente – pensée qui me sculpte elle aussi. La peau est un paradigme : paroi, écorce, feuille, paupière, ongle ou mue de serpent [...] Peau-limite ou peau-poche, peau-division ou peau-immersion, peau aveugle ou peau déchiffreuse de formes – [...] » – Didi-Huberman, Etre crâne, 2000, p. 70-71 -

 

Médium : Photographie argentique. Où et quand : Laboratoire de l’Agora de la danse, Montréal, décembre 2013, UQAM |  White Box du Grütli, juin 2008