La Danse du Coeur

La danse du coeur a commencé en 2014, lors d’une exploration au projet H107, alors que le rythme du battement du coeur me fascinait. Honneur ici à Olga Kokcharova qui m’a permis d’entendre mon coeur « en vrai » à l’aide d’un microphone spécialisé, et à Valérie Rossier, 16 ans, qui a créé les premiers instants de cette danse lors d’un stage exploratoire. 

Depuis, ces gestes n’ont cessés d’être transmis et de croître, passant de corps en corps, par et à travers des dizaines de personnes : les jeunes du H107 en 2014, les étudiants du collègue Claparède en 2015, le groupe du projet ORI en 2016, la cohorte de l’EDCM en 2017, étudiants de l’UQAM en 2019, le groupe du projet O en 2019, etc. Sans nous en rendre compte, cette danse traçait son chemin par elle-même, à travers nous. 

Le 27 septembre 2019, pour la marche pour le climat, 35 personnes se sont réunies pour danser ensemble ces gestes à l’unisson… comme un cri d’amour et d’espoir. 

Merci à Alain Bolduc et au Département de danse pour avoir initié cette danse du 27 septembre 2019. Merci à toutes les personnes qui ont permis que cette danse nous danse, depuis toutes ces années… 

Article sur le site du Regroupement Québécois de la danse :

Lorsque nous vivons dans une proximité les uns avec les autres, les cœurs s’accordent, littéralement, et se mettent à battre au même rythme, d’un corps à l’autre. Marcher ensemble, œuvrer ensemble, danser ensemble nous relie dans le rythme profond qui nous fonde, nous met en vie.

Du premier au dernier battement qui nous traverse, nous avons à vivre sur cette planète Terre. Nous y passons un temps, puis la quittons. Le temps d’y être, nous avons un choix à faire. La détruire ou l’honorer. La tuer ou l’aimer. L’oublier ou la protéger.

Parce qu’en tout temps et en tout lieu, l’art participe à purifier l’œil du cœur et agrandir l’espace destiné à l’amour, nous organisons, pour la Marche pour le climat de ce vendredi 27 septembre 2019, la «danse du cœur / heart for earth».* Un appel, un cri d’amour. Pour la Terre, les deux pieds ancrés, enracinés. Pour l’Eau, fluidité incarnée, qui permet le mouvement. Pour le Feu, énergie de transformation. Pour l’Air, qui souffle dedans, qui souffle dehors. Pour l’Éther, espace subtil, céleste, qui nous caresse et nous fait chanter. Pour tout le Vivant, toute la Nature.

Marchons dans les pas de Lao-Tseu: Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres. Au plaisir de partager cette étincelle avec vous…