Or | 2018

 

Une mosaïque de gouaches colorées. Un corps à la recherche de l’origine du geste. Un temps d’écoute. À travers des mouvements intuitifs en résonance avec les spectateurs-témoins, OR ouvre un dialogue sensible et toujours renouvelé entre le soi et l’autre. La performance dure 4 heures et se déroule sur 9 jours consécutifs.

A mosaic of colourful paintings. A body searching for the origin of movement. A time to listen. Through an intuitive dance reflecting the presence of spectators-witnesses, OR opens  a sensitive dialogue with the other, continuously renewed. The performance lasts 4 hours and unfolds over 9 consecutive days. 

Peintures et performances : Sarah Dell’Ava | Lumières : Hugo Dalphond | Conception sonore : Olivier Girouard  | Dramaturgie : Ilya Krouglikov | Rédaction : Marie Mougeolle | Photos et vidéos promotionnelles : Robin Pineda Gould | Soutiens : Conseil des Arts et des Lettres du Québec + Espace Oriri | Présenté en première mondiale à Tangente, du 14 au 22 septembre 2018 à Tangente, Montréal.

 

Extraits (20 minutes sur 36 heures) (par Robin Pineda Gould)

Teaser vidéo (par Robin Pineda Gould)

Visite en studio (par Paco Ziel)

 

 

Presse :

(IM)MATÉRIALITÉ(S) – par Audray Julien

L’INCANDESCENCE DE L’OR/ART – par Luc Archambault

CHERCHER LE GESTE (ET SON DÉSIR DE LE POSER) – par Jeanne Hourez

SUR LES PAS DU SPECTATEUR – par Robert St-Amour

 

 

tu griffes coupes ailles creuses /déchire cette peau de l’apparence / qui tient dans la nuit / ce que poursuit ta soif / et retirée cette peau / c’est toi-même / que tu trouves / sur toi-même / que tu opères / sans fin tu griffes coupes / tailles creuses incises perfores / t’applique à minutieusement / anéantir ce fatras / qui t’encombrait / opacifiait ton œil / pour désobstruer / la source / agrandir l’espace / faire jaillir / la lumière. [Charles Juliet]

Le dessin prolonge l’acte de la main, et avec elle du poignet, de l’avant-bras, du regard, et finalement du corps tout entier. Contre l’intellectualisation à laquelle on a voulu parfois le réduire, le dessin produit une configuration rythmée du réel naissant du rythme même du corps. [Jacques Derrida]

La vie est plus grande que nos vies. La vie n’est pas dans tel corps, telle figure et telle chose. Elle n’est pas ici où là.Elle est entre ce visage et cet autre visage, entre cette chose et cette autre chose, entre ici et là. Entre-deux toujours. Mobile, fluide, imprenable. La vie c’Est la circulation infinie d’un visage à une parole, d’une parole à un silence, d’un silence à une étoile, d’une étoile à un visage. Le contraire d’une identification à un rôle , à une place, à un nom. [Christian Bobin]

Profondément dans la chair, je devrais trouver Dieu. [Job]